Il lui arrive alors de s'interroger sur la légitimité de l'une ou l'autre décision politique. Et cette interrogation est d'autant plus lancinante s'il s'agit de groupes sociaux moins favorisés comme les aînés, les jeunes, les allochtones, etc.
Les mandataires locaux qui sont soucieux de gérer leur collectivité en bonne intelligence avec la population dans son ensemble se tournent donc de plus en plus vers des modes de participation qui tendent à mieux impliquer ces groupes dans les choix politiques de proximité. D'où l'émergence de commissions et de conseils de toutes sortes pour faire remonter les avis de groupes sociaux souvent absents aux débats publics, de sorte que les décisions prises ne se fassent pas "sur leur dos".
Mais le législateur a voulu être clair: la décision finale doit rester aux élus. C'est au conseil communal qu'il appartient d'instituer de telles assemblées. Et le cadre légal veille à ce que les choses soient claires tant en ce qui concerne leur composition, que leurs attributions et le sens à donner à ces avis.